Chroniques Littéraires

Chronique | Pretty Girls de Karin Slaughter

Pretty Girls, Karin Slaughter (688 pages)

Lu en anglais

Thriller

Résumé: Deux sœurs. Deux étrangères. Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses sœurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu’elles nourrissent l’une pour l’autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille. Deux événements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l’assassinat du mari de Claire, et la disparition d’une adolescente. A tant d’années de distance, ces événements ont-ils un lien quelconque avec Julia ? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante…

Chronique: Je suis adepte de thrillers, ce n’est pas nouveau. Seulement, la plupart du temps, l’intrigue des romans de crime est façonnée par la présence de la police ou du FBI qui mènent l’enquête et pointent le lecteur dans la direction de la vérité. Ce n’est pas du tout le cas de Pretty Girls, et c’est pour cela qu’il marche tellement bien.

Pretty Girls est un roman de femmes. La police et le FBI ne sont que secondaires, l’intrigue est déroulée au fil des pages par Claire et Lydia, deux sœurs séparées par la tragédie de la perte de leur aînée. Peu à peu, elles se rapprochent, se redécouvrent, unies par la vérité terrifiante de la disparition de leur sœur et révélée par la plume angoissante de Slaughter. Âmes sensibles s’abstenir: ce roman est d’une morbidité vertigineuse, d’une perversité qui semble sans fin.

On s’attache rapidement aux personnages principaux, alternant le point de vue à chaque chapitre. Claire dont la routine est brisée par l’assassinat de son mari; Lydia dont la vie se résume à ne pas se livrer à la tentation de l’alcool et de la drogue. Ce sont elles avant l’intrigue elle-même qui font de Pretty Girls une lecture assez spectaculaire. L’intrigue reste cependant surprenante, tout autant dérangeante qu’addictive. La présence de certains personnages secondaires rythme également le roman de manière intéressante, notamment celle du père de Claire et Lydia qui humanise les liens familiaux et permet de comprendre ce qui a pu déchirer la relation des deux sœurs.

L’action se met en place assez rapidement et Slaughter nous tient en haleine jusqu’à la dernière centaine de pages, totalement explosives. En résumé, j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup aimé.

 

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